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ATTENTION AUX DÉTAILS

Souvent, la différence entre une photo plus ou moins bonne et une photo réussie se limite à la gestion des détails. Un bout de branche à la mauvaise place; un espace vide inutile; une ombre mal placée. Très souvent, il suffit de se repositionner légèrement ou d’attendre quelques secondes pour qu’un nuage se déplace. Dans d’autres circonstances, le changement viendra du sujet lui-même. C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais se contenter de faire une seule photo d’un animal; le numérique a éliminé l’excuse de la pellicule qui coûte cher… Il est même parfois utile de travailler en courte rafale lorsque le sujet bouge un peu plus rapidement.


Prenons le cas d’un chevreuil rencontré récemment au détour d’un sentier dans le Parc du Bic.



Le chevreuil m’a vu, il est attentif, mais une de ses pattes est drôlement repliée…

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4x à 102mm, 1/500 à f/11, ISO 500


Regardez toujours les oreilles des animaux; une oreille repliée comme on voit ici donne rarement une image avec une esthétique plaisante.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4x à 102mm, 1/500 à f/11, ISO 500


Ce n’est guère mieux si les deux oreilles sont repliées vers l’arrière.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4x à 102mm, 1/500 à f/11, ISO 500


La dernière image est la plus réussie : les oreilles sont pointées vers l’avant, donnant à l’animal une apparence attentive. La patte repliée donne une impression d’action. En plus, on voit bien les quatre pattes. En bougeant un peu, j’ai également éliminé le piquet de clôture visible à la gauche des images précédentes.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4x à 102mm, 1/500 à f/11, ISO 500


Le même genre de situation se retrouve souvent dans les photos d’oiseaux. Ce gros-bec (ou Durbec) des pins a une drôle de position de la tête.

Gros-Bec (ou Durbec) des pins.

Olympus E-M1 Mark III, 300mm, 1/500 à f/11, ISO 320

Quelques secondes plus tard, la position du corps et de la tête donne une image plus plaisante.

Dans d’autres circonstances, les ajustements se font au niveau de la composition de l’image en changeant la longueur focale. Un grand angle prend plus large, mais accentue également l’effet de distance entre l’avant et l’arrière-plan.

Gros-Bec (ou Durbec) des pins.

Olympus E-M1 Mark III, 300mm, 1/500 à f/11, ISO 320

Prenons comme exemple cette baie qui se libérait de la glace au printemps. Des blocs se sont brisés le long de la côte et certains d’entre eux flottent au large. Dans la première image, on voit mon ombre sur la neige, en bas à gauche, mais surtout, l’arrière-plan manque d’impact.

Glace dans la baie.

Olympus E-M1 Mark III, Laowa 7.5mm, 1/2000 à f/8, ISO 500

En me déplaçant un peu et en changeant la longueur focale, j’ai trouvé une composition différente qui non seulement permet à mon ombre de tomber sur le gravier, mais en plus rapproche l’arrière-plan et l’intègre mieux à l’image. Même si on perd la majorité des blocs qui flottent au large, on voit mieux ceux qui se sont détachés de la berge.

Glace dans la baie.

Olympus E-M1 Mark III, Laowa 7.5mm, 1/2000 à f/8, ISO 500


Notre paire d’exemples suivante montre comment un simple mouvement de caméra et l’ajout d’un élément peuvent complètement changer une image.


Dans la première photo, la succession des collines dans la brume crée une image qui est déjà intéressante.

Côte dans la brume.

Olympus E-M1 Mark II, 40-150 à 40mm, 1/400 à f/10, ISO 200

En abaissant légèrement l’appareil, j’ai ajouté une autre couche à la succession avec la berge rocheuse de l’avant-plan. Quelques secondes plus tard, une randonneuse a ajouté un autre élément qui permet d’ajouter une échelle au paysage.

Côte dans la brume.

Olympus E-M1 Mark II, 40-150 à 40mm, 1/400 à f/10, ISO 200

En macrophotographie, trop de photographes hésitent à vraiment se rapprocher de leur sujet. Cette image d’une libellule est entourée de beaucoup d’espace vide.

Portrait de libellule.

Canon 40D, 100mm macro, 1/200 à f/14, ISO 125, flash

En se rapprochant un peu plus, on obtient une image avec plus d’impact.

Portrait de libellule.

Canon 40D, 100mm macro, 1/200 à f/14, ISO 125, flash

Finalement, à l’ère du numérique on peut toujours « réparer » une image pour éliminer un détail qui dérange, même si le « détail » en question s’avère plutôt volumineux... L’été dernier, j’ai photographié l’approche d’un orage. Malheureusement, les nuages se profilaient derrière une fosse à purin…

Formation orageuse.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/250 à f/10, ISO 200

Un peu de travail avec Photoshop a éliminé cet élément pour le moins disgracieux…

Formation orageuse.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/250 à f/10, ISO 200


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