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AU GOUTTE À GOUTTE…

Lorsqu’arrivent les plus froides journées d’hiver, le photographe cherche parfois à se garder au chaud en trouvant des sujets à l’intérieur. C’est durant ces périodes que je sors souvent mon appareillage pour faire de la photo de gouttes d’eau.


Le système est basé sur une barrière lumineuse de la compagnie Cognisys (https://cognisys-inc.com/). Nommée Stopshot, cette barrière peut être équipée de rayon laser ou infrarouge; je conseille fortement de choisir le laser, qui est beaucoup plus facile à aligner avec le récepteur. Le principe est simple : lorsqu’un objet, quel qu’il soit, passe dans le rayon lumineux et déclenche automatiquement un signal qui active l’appareil photo. Stopshot existe en plusieurs « kit », soit pour photographier des animaux, des insectes en vol, ou même de la balistique. Il existe également un kit qui inclut une colonne d’eau qui permet de laisser tomber des gouttes au besoin.


À l’usage, on procède comme suit : la colonne d’eau est montée sur un support quelconque; dans mon cas, j’utilise un statif construit à partie d’un ancien agrandisseur photo. Monté juste sous le « robinet » de la colonne d’eau on place l’émetteur et le récepteur de la barrière lumineuse. On ajoute ensuite un ou plusieurs flashs électroniques; normalement, un flash est placé de côté et un second sert à éclairer le fond. Les flashs sont toujours réglés en position « manuelle » et leur puissance réduite entre 1/8 et 1/32, de sorte que la brièveté de l’éclair est telle qu’elle fige le sujet en mouvement. Évidemment, tout cet équipement doit être relié au contrôleur Stopshot et à l’appareil photo. L’appareil lui-même est monté sur trépied et équipé d’un objectif macro.


On installe ensuite un réservoir empli d’eau, soit un grand plat ou simplement une coupe remplie à ras bord. Le choix du réservoir est très personnel et fait partie des choix artistiques. Derrière celui-ci, on place un fond. Bien que l’on puisse choisir des cartons de couleurs variées, je préfère travailler avec un carton blanc et ajouter de la couleur en plaçant des filtres sur les flashs. Je place également une serviette sous le réservoir pour absorber l’eau qui ne manque pas de gicler un peu partout.


Il faut ensuite faire la mise au point au bon endroit. Pour ce faire, le laisse pendre une corde au bout de laquelle j’attache un boulon; le tout est monté sous le robinet de la colonne d’eau. La mise au point est faite sur la corde ou un peu en avant de celle-ci. Avec une ouverture entre f/16 et f/22 on obtient suffisamment de profondeur de champ pour s’assurer que tout sera net.


Même si Cognisys suggère de travailler en « open flash », c’est-à-dire avec l’appareil en pose B et le Stopshot déclenchant directement les flashs, mon expérience personnelle prouve qu’il est facile de travailler de façon plus normale, avec Stopshot déclenchant l’appareil photo qui déclenche ensuite les flashs. Le plus difficile sera d’apprendre à bien régler le Stopshot pour capturer les gouttes d’eau au bon moment.


Une fois les premières images réalisées et le système maîtrisé, on peut passer aux choses sérieusement amusantes… Le Stopshot peut être programmé pour lâcher des gouttes d’eau en successions, de sorte qu’une deuxième goutte d’eau qui tombe peut rencontrer le « rebond » de la première qui remonte de la surface de l’eau du réservoir. On crée alors une « sculpture d’eau » du plus bel effet, qui sera améliorée encore plus avec l’ajout de quelques filtres de couleur.


On peut varier les images « goutte sur goutte » de plusieurs façons : en changeant la hauteur de la colonne d’eau, la distance entre le robinet et la barrière lumineuse, ou plus simplement en variant les paramètres réglés sur le Stopshot, comme le délai entre les deux gouttes. Mais même sans changer les paramètres, les gouttes d’eau qui se rencontrent sont le plus souvent comme les flocons de neige : il n’y en a jamais deux pareils…


Cognisys offre beaucoup de support et d’information sur son site, mais seulement en anglais.



LES PHOTOS


Le contrôleur Stopshot de Cognisys.

L’installation complète utilisée pour faire les photos suivantes. Comme on peut le voir, le système requiert une bonne quantité de câblage…




L’image classique de la goutte qui « rebondit » dans un verre rempli.

Canon Rebel, 35-70mm à 70mm, 1/200 à f/29, ISO 100


En ajoutant des filtres sur les sources lumineuses, on ajoute également de l’intérêt à l’image.

Canon 6D, 100 macro, 1/125 à f/16, ISO 500


Une goutte d’eau qui descend rencontre celle qui remonte. Le résultat est une collision que l’on nomme souvent une « sculpture »…

Canon 6D, 90 macro, 1/160 à f/18, ISO 800





Comme toujours, l’utilisation de filtres permet d’ajouter de la variété aux images.

Canon 6D, 90 macro, 1/180 à f/16, ISO 1000


Pour cette dernière image, j’ai remplacé le carton blanc par un fond métallisé que l’on trouve au Dollorama.

Canon 6D, 90 macro, 1/80 à f/22, ISO 1250


On peut ensuite libre cours à son imagination pour faire des montages artistiques de nos images…

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