LA « FESTE MÉDIÉVALE »
- Christian Autotte

- 1 sept.
- 6 min de lecture
OYE! OYE! Messires et gentes dames, point n’est besoin d’une machine à voyager dans le temps pour assister à une joute médiévale avec chevaliers en armure, spectacles de troubadours, agrémenté de quelques mercenaires vikings.
Chaque été, plusieurs endroits du Québec sont le lieu de fêtes, ou comme on écrivait à l’époque, de « festes » médiévales. Près de chez-moi, c’est au village de Saint-Marcelin que se déroulent trois jours de festivités, sur un même emplacement depuis 25 ans. Le lieu est divisé en plusieurs « clans », qui vont des Vikings et des Islandais, à un bourg médiéval, en passant par les Écossais, les Celtes, et les Mamelouks. En plus d’être une opportunité pour les photographes, cette fête est également un moment privilégié pour tous les amateurs d’histoire. On peut en apprendre plus sur les archers, les armures, les forgerons, les armes médiévales, et plus encore.
Ce genre d’évènement est animé par des volontaires passionnés. Par contre, tous n’ont pas le même talent pour transmettre de l’information. C’est ainsi que j’ai adoré échanger avec plusieurs animateurs, alors que d’autres m’ont paru désintéressés ou avaient rien à raconter. Au milieu de tout ce beau monde, on trouve une foule de kiosques; certains sont là pour montrer des techniques d’époque, comme la fabrication de flèches, le travail des forgerons, le moulage de pièces de métal coulés, et même la frappe de la monnaie, alors que d’autres sont des boutiques où on peut acheter divers objets. On trouve même un ou deux bars où on peut déguster un verre d’hydromel et repartir avec une bonne bouteille. Si on trouve également un restaurant, mon conseil est de tout de même apporter de quoi manger; la ligne d’attente pour le diner a été longue…
S’il y avait beaucoup d’évènements spécifiques, tous listés dans un horaire que l’on reçoit à l’entrée, j’ai trouvé que c’était pratiquement impossible de tout voir; à moins d’arriver bien en avance, si on se présente au début d’un combat ou de tout autre évènement du genre on sera confronté inévitablement à une foule qui se presse autour des protagonistes, de sorte qu’il est impossible de faire une photo décente. Il est donc préférable de choisir ce qui nous intéresse le plus et d’arriver avec quelques minutes d’avance.
Tout comme les animateurs de la fête, beaucoup de visiteurs sont des passionnés qui retournent année après année. Comme pour les Comicons, un grand nombre d’entre eux se fabriquent des costumes d’époque et jouent le jeu. J’ai ainsi vu des Vikings, des Croisés, et même un moine médiéval qui n’étaient rien d’autres que des visiteurs.
Les photographes peuvent s’en donner à cœur joie. Vu la grande surface du territoire à couvrir, il est préférable de limiter la quantité d’équipement à trimbaler. Comme c’est souvent le cas dans ces situations où on doit se déplacer toute la journée, les zooms sont à privilégier. J’ai passé la journée avec un 12-40 (24-80 équivalent) et un 40-150 (80-300). Même si j’ai trainé deux multiplicateurs (1.4 et 2x), ils sont demeurés dans le sac. La journée de ma visite, la lumière était changeante, passant du soleil voilé aux nuages parfois menaçants. Dès le début , j’ai réglé l’ISO à 400, sachant fort bien que la qualité obtenue serait amplement suffisante pour mes besoins. À quelques reprises j’ai augmenté la sensibilité pour maintenir une vitesse d’exposition suffisante pour le travail à main levée. La fête se prolonge jusqu’à minuit, avec des cracheurs de feu et des feux de joie durant la soirée; certains photographes pourraient alors être tentés de trainer un trépied pour continuer à travailler plus tard, si tel est le cas je conseillerais de choisir le trépied le plus léger possible. Un flash serait probablement utile pour les photos de nuit, mais je n’en ai pas utilisé durant la journée. Par contre, mes objectifs étaient munis de filtres polarisateurs pour augmenter la saturation un tant soit peu, tout en limitant les réflexions sur certaines surfaces.
Personnellement, je suis parti plus tôt, mais pas avant d’avoir photographié le clou du spectacle : la joute des chevaliers en armure. Certains des participants venaient d’Europe, et avaient combattu précédemment à la joute du Château de Arundel du West Sussex d’Angleterre, un évènement international qui se déroule sur six jours. C’est à ce moment que je suis passé au 40-150; j’ai également monté l’ISO à 800, pour avoir une vitesse assez rapide pour saisir l’action. Par contre, en rétrospective, j’aurais dû me positionner différemment, à l’autre extrémité du terrain de joute, pour avoir un cavalier arrivant de face. Mais tout compte fait, mes photos ne sont pas mal… Et puis il y a toujours l’an prochain...
LES PHOTOS

Non, ce couple ne faisait pas partie des animateurs. Ils sont simplement des visiteurs passionnés qui ont acheté, modifié, et fabriqué leurs costumes.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 22mm, 1/320 à f/7.1, ISO 400

Le forgeron écossais donnait plein de renseignement sur le métier à l’époque médiévale. On apprend ainsi que l’item le plus important était la fabrication de… clous!
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 17mm, 1/200 à f/2.8, ISO 400

Un autre membre du clan écossais nous a appris plein de choses sur les armes d’époques. Forgeron lui-même, il a forgé la plupart des épées, haches, et massues qu’il présentait.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 13mm, 1/100 à f/4.5, ISO 400

Ces armes sont évidemment des répliques modernes, de sorte qu’il est possible de les manipuler. J’ai été surpris par leur poids, beaucoup plus léger qu’anticipé.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 24mm, 1/80 à f/4.5, ISO 400

Le même écossais (à l’accent curieusement québecois…) m’a permis de photographier son « sporran » ou bourse écossais, qui accompagne tous les kilts.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 34mm, 1/40 à f/4.5, ISO 400

À quelques endroits, on peut entendre de la musique, cornemuse chez les écossais, ou ces troubadours équipés d’un amplificateur...
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/50 à f/7.1, ISO 400

Plusieurs des kiosques dispersés sur le site sont en fait des points de vente de souvenirs ou d’artisanat.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 23mm, 1/125 à f/7.1, ISO 400

Les étalages peuvent donner des photos intéressantes, comme cette collection de vases et bouteilles...
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 21mm, 1/30 à f/2.8, ISO 1600

Ou cet objet de verre fondu plein de bulles d’air.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/50 à f/7.1, ISO 400

Une hutte de berger en pierre sèche et toit de terre. Tous les édifices du site ont été construits par des bénévoles.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 14mm, 1/400 à f/4.5, ISO 400

La seule chose que je pourrais reprocher à l’organisation c’est une certaine manque de rigueur dans leur présentation. Je doute fortement que les chaises pliantes aient été très commune à l’époque médiévale...
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 26mm, 1/250 à f/4.5, ISO 400

Une chose apprise durant ma visite : pourquoi certains boucliers ont cette forme allongée? Ils étaient portés par des cavaliers qui pouvaient alors protéger leur jambe.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 36mm, 1/250 à f/2.8, ISO 400

Un attirail de Viking. Si vous avec la chance, tentez de soulever une telle cotte de maille… vous serez surpris par le poids.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 34mm, 1/50 à f/2.8, ISO 400

Si la plupart des objets présentés sur le site sont des reproductions, il y avait également un mini-musée dans une yourte qui contenait des armes véritables. Celles-ci provenaient du Musée Canadien de l’arme et du bronze de Granby (https://museemab.com).
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 15mm, 1/30 à f/2.8, ISO 1600

Dans une tente, on pouvait voir de près quelques armures de chevalier.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 21mm, 1/80 à f/4, ISO 400

D’autres casques étaient portés par des Vikings.
Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 22mm, 1/1000 à f/2.8, ISO 400

Chevalier en armure. Sans surprise, ils relevaient leur visière entre les joutes, question de respirer un peu...
Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 100mm, 1/800 à f/8, ISO 800

Le chevalier a reçu sa lance et est prêt au combat. Comme on peut voir, le bouclier est normalement ce que l’on cherche à frapper de sa lance.
Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 150mm, 1/800 à f/8, ISO 800

Plusieurs des chevaux ont les yeux protégés pour éviter qu’ils en soient blessés par des éclats de bois.
Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 150mm, 1/800 à f/8, ISO 800

La charge au galop...
Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 135mm, 1/800 à f/8, ISO 800

Et le contact… Le bout des lances est amovible et conçu pour se briser au contact. C’est ainsi que sont marqués les points.
Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 150mm, 1/800 à f/8, ISO 800




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