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MACRO EXTRÊME…

Dernière mise à jour : 17 mars 2021

Quand on veut photographier un moustique droit dans les yeux, un objectif macro ordinaire ne fait pas le poids. Traditionnellement, il fallait ajouter des accessoires supplémentaires à nos objectifs macro pour augmenter leur capacité de grossissement, comme par exemple des tubes allonges, des soufflets, ou même des multiplicateurs de focale combinés aux tubes allonge…


Mais depuis quelques années, on a vu apparaître des optiques destinées spécifiquement à la macrophotographie extrême. Le mieux connu de ces objectifs demeure le Canon 65 MPE. Il peut reproduire un sujet avec un grossissement de 1 à 5X et est reconnu pour ses qualités optiques. Malheureusement, il est aussi connu pour son prix qui tourne généralement autour de $1500…

Ceux qui ne sont pas « Canonistes » dans l’âme furent laissés pour compte pendant des années. Mais les choses changent grâce à une jeune compagnie, un joueur relativement récent dans le monde de l’optique.


Connaissez-vous la compagnie Anhui ChangGeng Optics Technology Company Limited? Peut-être êtes-vous plus familier avec leur nom commercial : Venus Optics. Fruit de la collaboration d’une vingtaine d’ingénieurs ayant travaillé pour de grandes compagnies d’objectifs au Japon et en Allemagne, la compagnie a vu le jour en 2013. Son approche est résolument orientée vers la qualité des optiques. La mécanique est tout de métal, le diaphragme ferme lorsque l’on tourne la bague des ouvertures. Mis à part quelques exceptions de conception plus récentes, les objectifs n’ont aucun élément électronique de sorte qu’aucun exif est enregistré dans l’image numérique. Ces objectifs sont simples, mais de grande qualité optique. Et ils portent le curieux nom de Laowa.


J’ai déjà discuté des Laowa dans un autre blogue. Ceux qui l’on lut devraient donc connaître l’objectif 60mm macro capable de grossissements de 2x pour les APS-C. Mais Venus Optics va beaucoup plus loin. Dans leur gamme d’objectifs ils ont aussi un 100mm capable de 2x pour les pleins cadres (gagnant d’un prix Tipa en 2020). Une autre optique particulière est leur « probe », un 24mm f/14 qui donne également un grossissement pouvant aller à 2x, mais surtout capable de donner un effet de perspective unique.


Mais pour la super-macro leur optique la plus performante demeure le 25mm macro capable de grossissements allant de 2.5 à 5x. Dans les tests optiques il performe aussi bien que la Canon 65mm MPE, mais à une fraction du prix. Et en plus la Laowa existe dans pratiquement toutes les montures sur le marché et des adaptateurs sont disponibles pour les Fuji et les Micro 4/3…


La première impression lorsque l’on prend l’objectif en main en est une de solidité et de qualité de construction. Comme les autres objectifs de la marque, tout est de métal et de verre, il n’y a aucune pièce de plastique; même le petit capuchon avant est en métal. L’objectif est également dénué d’électronique : tout est manuel, de la mise au point au diaphragme, de sorte qu’aucune information ne sera conservée dans les exifs de la photo. Ceux qui désirent se rappeler l’objectif utilisé, le grossissement, ou l’ouverture, devront prendre des notes et les transcrire manuellement en post-production.


La qualité de construction se transpose également dans la qualité des images produites. A grossissements élevés, un objectif macro dont le diaphragme est trop fermé donne généralement des images qui sont dégradées à cause de la diffraction. Laowa a conçu son objectif pour obtenir de meilleures performances à grossissements élevés, de sorte qu’il est possible de fermer un peu plus le diaphragme qu’avec d’autres objectifs.


Il ne s’agit pas d’un objectif à mettre dans les mains d’un débutant. La profondeur de champ au grossissement de 5x dépasse à peine le 1/10ème de millimètre… On travaillera idéalement sur un pied solide et avec un rail de mise au point. Les photographes plus avancés iront même jusqu’à faire des empilements d’images (du « focus stacking » pour augmenter la profondeur de champ et ainsi obtenir plus de netteté. Les images que l’on peut alors obtenir à partir de sujets aussi banal que des pissenlits ou des rameaux de cèdres sont simplement hallucinantes.


Durant un voyage en Afrique-du-Sud pour faire des photographies de fossiles destinées à un ouvrage scientifique j’ai eu l’occasion d’utiliser la Laowa 25mm pour isoler des détails de mes sujets. Couplé à mes appareils Olympus J’ai obtenus d’excellents résultats tout en allégeant mon bagage de plusieurs kilos par rapport à un voyage précédent où j’avais utilisé un Canon plein cadre et la 65 MPE.


Malgré le fait que la plupart de leurs optiques sont entièrement mécanique, les Laowa méritent amplement d’être considéré comme des joueurs de grand calibre dans le monde des objectifs actuels.


LES PHOTOS

Un bourdon qui a eu le malheur de s’introduire dans mon appartement…

Canon 6D, Laowa 25mm, ¼ sec à f/5.6, ISO 640, empilement de 44 images

Avec le bon éclairage on peut faire ressortir tout le détail des écailles d’une aile de papillon.

Olympus OMD E-M1 Mark II, Laowa 25mm, 1/80 à f/11, flash.

Un pissenlit montre ses pistils et ses grains de pollen avec assez de grossissement.

Canon 6D, Laowa 25mm, 1/100 à f/8, flash.

Une feuille de cèdre en détail.

Canon 6D, Laowa 25mm, 1/50 à f/8, lampe.

Pour faire de la macro extrême j’ai même modifié un vieux microscope « rebut » acheté au coût de 25$. La tête fut coupée et remplacée par un support de caméra à 90° sur laquelle j’ai monté un rail de mise-au-point motorisé Stackshot de Cognysis. Ce dernier permet d’avancer l’appareil par aussi peu qu’un micron à la fois…

Une plume de paon montre des détails invisibles à un plus petit grossissement.

Canon 6D, Laowa 25mm, 1/125, f/11, flash.

Détail d’un fossile de plante photographié en Afrique-du-Sud.

Olympus E-M1 Mark II, Laowa 25mm, 1/50 à environ f/8, ISO 500, flash et filtres polariseurs




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