google.com, pub-8409915911180558, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

SORTIR DES SENTIERS BATTUS (2)…

CHOISIR LES MOINS BONS OBJECTIFS…

Pour obtenir les images plus nettes, plus détaillées, on veut normalement se payer les meilleurs objectifs possibles, selon son budget. Mais pour sortir des sentiers battus, on voudra parfois obtenir une image plus « floue », plus « douce », dans le but d’obtenir un effet plus artistique. Pour ce faire, on peut évidemment utiliser des filtres adoucisseurs; ceux-ci étaient très populaires du temps de l’argentique parce qu’il était beaucoup plus difficile de « dégrader » une image nette une fois que celle-ci était enregistrée sur film. Certains étalaient même une fine couche de vaseline sur un filtre UV pour créer leur propre filtre adoucisseur. De nos jours, la plupart des photographes préfèrent s’en remettre à des logiciels de post-production pour créer le même genre d’effet mais avec beaucoup plus de contrôle sur le résultat final. Comme on l’a vu dans la partie #1, on travaille généralement en créant une deuxième couche que l’on adoucit avec le filtre approprié; en jouant sur la densité des couches on peut alors doser l’effet de flou selon le besoin. Avec cette technique on peut également recréer un Effet Orton, décrit dans la partie #1.


Mais il existe une autre option intéressante et amusante pour créer des images douces et pleines d’atmosphère. Les objectifs normaux sont constitués de plusieurs éléments pour augmenter leur netteté et éliminer les aberrations chromatiques. Si par contre on utilise un seul élément optique, les images obtenues ne bénéficieront pas des avancées de l’optique moderne. Il suffit donc de se fabriquer des objectifs à un seul élément…


On peut se fabriquer de tels « objectifs » en fixant une loupe sur un tube allonge de base, sans contacts électroniques; on en trouve pour une dizaine de dollars sur eBay. Le tube peut également être de fabrication artisanale : deux tubes de carton ou de plastique glissant l’un dans l’autre permettront de faire la mise au point à différentes distances; pour monter le tube de carton sur l’appareil il suffit de le fixer sur une bague de tube allonge avec du Gaffer Tape. On peut étalement utiliser un capuchon de boîtier percé d’un trou. Idéalement la loupe devrait être la moins bonne, la plus abîmée possible; plus elle aura de défauts, plus l’effet sera marqué. Des loupes de plastique trouvée au Dollarama font très bien l’affaire. Les loupes auront toutes leur « longueur focale », de sorte qu’il sera parfois nécessaire de les éloigner sensiblement du boîtier pour faire la mise au point. Ne prenez pas des loupes avec beaucoup de grossissement, à moins de vouloir faire de la macro; les loupes plus puissantes agissent comme des téléphotos avec un champ de vision réduit.


Si vous avez accès à des objectifs « rebus » vous pouvez les utiliser en remplacement du tube. Personnellement, j’ai déjà eu accès à quelques faux objectifs destinés à faire des étalages; leurs éléments optiques n’étaient en fait que des morceaux de plastique qui n’étaient même pas des loupes…


Bien évidemment, ce type « d’objectif » ne conviendra pas pour toutes les photos. Par expérience, je peux dire que mes sujets préférés pour ce genre d’images demeurent les fleurs et le feuillage, surtout à l’automne. D’une façon générale, les sujets plus contrastés peuvent donner de bons résultats. Mais comment savoir ce qui fonctionne si on ne tente pas l’expérience…


LES PHOTOS

Une Fleur de Lune.

Olympus E-M1, 1/250, ISO 400, loupe

Mon orchidée qui recommence à fleurir a été photographiée de façon classique, avec un objectif macro.

Olympus E-M1 Mark III, 60mm macro, 1 sec à f/11, ISO 320

Puis j’ai troqué mon optique de qualité pour une simple loupe…

Olympus E-M1 Mark III, 1/13, ISO 320, loupe

Revenant à l’objectif de 60mm, j’ai reproduit la technique de l’Effet Orton: une image est nette, et une deuxième image est surimposée dans l’appareil mais cette fois avec la mise au point complètement floue. Il aurait également été possible de faire une seule image, faire un duplicata de l’image en deuxième couche, rendre cette couche floue, et combiner les deux couches pour obtenir l’effet souhaité.

Olympus E-M1 Mark III, 60mm macro, 1/20 à f/2.8, ISO 320 double exposition en focus manuel

Les fleurs sont intéressantes, mais un vase de verre transparent a également donné des résultats intéressants.

Olympus E-M1 Mark III, 1/8000, ISO 800, loupe

Ces feuilles d’automne ont été photographiées avec un téléphoto pour mieux les isoler de l’arrière-plan.

Olympus E-M1, 300 mm, 1/60 à f/7.1, ISO 640

Les mêmes feuilles photographiées avec une loupe montée sur tube. On voit que le champ de vision est presque identique, ce qui donne une idée de la « focale » de la loupe.

Olympus E-M1, 1/250, ISO 640, loupe

Une section de ruisseau photographiée avec une loupe donne une image qu’on pourrait qualifier de « poétique »…

Olympus E-M1, 1/200, ISO 400, loupe

Une image automnale photographiée avec une loupe donne une image onirique.

Olympus E-M1, 1/250, ISO 200, loupe

Même les objets courants trouvés à la maison peuvent donner des images intéressantes.

Olympus E-M1 Mark III, 1/1250, ISO 800, loupe


Un de mes « objectifs » est une vieille loupe que j’ai collée sur un capuchon de boîtier, ce qui me permet de le monter sur les tubes allonges de mon choix.

J’ai eu l’occasion d’obtenir des objectifs « dummy » servant normalement à faire des étalages. Après avoir enlevé toutes les parties internes, j’ai collé une loupe à l’avant et ainsi obtenu un objectif tout à fait spécial…




Posts récents

Voir tout
bottom of page