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AFRIQUE DU SUD

Mes voyages en Afrique du Sud ont été motivés en grande partie par mon intérêt pour la paléontologie. Par un concours de circonstances, j’ai été mis en contact avec un paléontologue qui avait besoin d’un macro photographe intéressé à photographier des fossiles pour illustrer des livres sur ses recherches menées durant 40 ans. Le travail ne serait pas rémunéré, mais je serais logé et nourris, en plus d’avoir l’opportunité de visiter une partie du pays. Après environ une seconde et trois quarts de réflexion, j’ai décidé d’accepter l’offre…


Mon premier voyage en Afrique du Sud est fait durant l’hiver austral. Les soirées étaient fraiches, mais le jour la température tournait autour de 25°C. L’hiver en Afrique du Sud c’est également la saison sèche; je n’ai pas vu plus que deux ou trois nuages durant tout mon séjour! Notre routine s’est établie dès le début : levé vers 7 :00, je commençais à travailler vers 8 :00. La pause diner se faisait autour de 13 :00, et je finissais de photographier vers 18 :00 pour commencer à renommer les photos et à en faire une copie sur un disque dur externe. Les vendredis, on allait à l’université Witwatersrand, le « Wits », pour aller chercher un nouveau lot de fossiles à photographier. Et une journée par semaine était consacrée à visiter le pays.


La première année, j’ai visité la ville de Pretoria, où habitent John et sa femme Marijke. Un peu au nord de Johannesburg, Pretoria est la capitale administrative du pays, alors que « Joburg » est la métropole financière et la capitale de la province du Gauteng. Durant notre visite, j’ai baissé la fenêtre de l’auto, mais Marijke m’a enjoint de le remonter, faisant remarquer tous les piétons qui passaient au milieu des autos : « l’un d’entre eux pourrait facilement s’élancer pour prendre ta caméra »… C’est une réalité de l’Afrique du Sud à laquelle j’ai été confronté à plusieurs reprises. Dans les quartiers huppés, comme celui où habite John, les maisons sont souvent entourées de hauts murs parfois couronnés de barbelés ou de « razor wire ». Dans les campagnes, les habitations les plus pauvres ne sont guère plus que quelques feuilles de tôle ondulée sans électricité ou eau courante. Même si l’apartheid est fini depuis quelques décennies, cette dichotomie entre les biens nantis et les plus pauvres demeure une triste réalité.


C’est durant cette première visite que j’ai également fait mon meilleur safari. Situé à un peu moins de trois heures de route au nord-ouest de Pretoria, le parc Pilanesberg est l’un des plus populaires du pays. On y retrouve les « 5 grands » : lion, léopard, éléphant, rhinocéros, et buffle. Si j’ai bien vu le « roi de la jungle », il m’a déçu : la troupe était allongée à l’ombre des arbres et le seul mouvement a été celui d’un mâle qui s’est levé, s’est étiré, avant de se recoucher. Par contre, j’ai été impressionné par la troupe d’éléphants que nous avons croisés. C’est une chose de voir des éléphants indiens au zoo, c’en est une autre de voir des éléphants africains, qui sont beaucoup plus grands, en liberté dans leur environnement naturel. En cette saison sèche, les animaux se rassemblaient autour des points d’eau, dont le lac formé par le barrage de Mankwe. Je n’oublierai jamais l’appel des hippopotames qui se prélassaient dans le lac. Un autre son classique de l’Afrique est le hennissement des zèbres, que j’ai même entendu dans un parc urbain de Pretoria!


Durant mon second voyage, je suis également retourné au Pilanesberg, mais c’était l’été et la végétation luxuriante cachait les animaux de la vue; une troupe d’éléphants était réduit à quelques bribes de peau grise déambulant dans une trouée entre les feuilles. L’eau étant abondante sur tout le territoire, les animaux étaient également plus dispersés et moins visibles. Mais je me suis repris avec deux visites exceptionnelles. La première a été au cratère Tswaing. Créé par un impact météoritique il y a environ 220 000 ans, il a possiblement été vu par les premiers Homo sapiens, les humains modernes. La seconde a été à la grotte de Sterkfontein, dans une région connue comme le « berceau de l’humanité ». La grotte contient une grande quantité de fossiles d’animaux et d’humains primitifs dont les ossements ont été abandonnés par les prédateurs qui les avaient chassés.


Mais la faune d’Afrique du Sud ne se trouvait pas seulement dans les parcs hors de la ville. La cour arrière de John, qu’il appelle sa « jungle », regorgeait d’animaux. Il m’arrivait souvent de faire une pause pour aller voir ce qui se passait dehors. J’ai ainsi photographié plusieurs espèces d’oiseaux, ainsi que des lézards et plusieurs espèces d’insectes, sans compter les nombreuses fleurs du jardin. Certains sujets se sont même retrouvés dans la maison.


J’aurais bien aimé retourner pour un autre livre, mais la COVID s’est mise de la partie et a annulé nos plans. Depuis, le coût des voyages a explosé et j’ai pris ma retraite…


LES PHOTOS


On voit ici le séjour de la maison de John et Marijke. Les repas se prenaient toujours sur la table de la terrasse. Dehors, on peut voir la piscine et la « jungle »…

Olympus E-M1, 12-40 à 12mm, 1/25 à f/2.8, ISO 200



Pretoria, vue depuis le sentier de randonnée d’un parc urbain.

Olympus E-M1, 12-40 à 38mm, 1/250 à f/10, ISO 200



Le voyage avait pour but principal de photographier des fossiles pour des livres scientifiques. On voit John qui sélectionne les fossiles à photographier pour la semaine… oui, il me gardait occupé…

Nikon Coolpix AW120, 1/50 à f/2.8, ISO 400



Il n’y a pas qu’à Montréal qu’on trouve une heure de pointe… Sauf qu’ici, on roule à gauche…

Nikon Coolpix AW120, 1/500 à f/9.0, ISO 400



L’auteur en plein travail dans l’un des bureaux de travail/bibliothèque.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 12mm, 1/60 à f/5.0, ISO 800



Les fossiles que je photographiais étaient des plantes, dont plusieurs forment des images d’une qualité artistique indéniable.

Olympus E-M1 Mark II, 60mm macro, 1/125 à f/11, ISO 320, flash

Canon 7D, 100mm macro, 1/100 à f/16, ISO 320, flash



La première journée où je travaillais dans le bureau/labo, j’ai été surpris (terrorisé!) par le cri d’un ibis Hadeda. Cet oiseau a la réputation d’être le plus bruyant d’Afrique du Sud! Pour entendre son cri préhistorique allez voir : https://www.youtube.com/watch?v=jSEGZrS2LIU

Olympus E-M1 Mark II, 300mm et 1.4x, 1/80 à f/7.1, ISO 640



Les Hadedas venaient souvent se percher dans les arbres ou chercher des insectes en plantant leurs longs becs dans la pelouse.

Olympus E-M1 Mark II, 300mm et 1.4x, 1/80 à f/6.3, ISO 800



D’autres espèces d’oiseaux fréquentaient la « jungle » de John, dont cette « Colombe rieuse »…

Olympus E-M1 Mark II, 300mm et 1.4x, 1/80 à f/5.6, ISO 800



Et cette autre « colombe à collier ».

Olympus E-M1 Mark II, 300mm et 1.4x, 1/320 à f/8.0, ISO 6400



À plusieurs reprises j’ai également photographié des « Grives olive ».

Olympus E-M1 Mark II, 300mm, 1/25 à f/5.6, ISO 640



Ce « Tisserin masqué » a tissé son nid toute une journée. Le lendemain, n’ayant pas attiré une femelle, il a tout défait pour reconstruire sur une autre branche…

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/250 à f/11, ISO 400, flash



La faune ne se retrouvait pas qu’à l’extérieur. La porte patio et les fenêtres côté jardin demeuraient ouvertes toute la journée, de sorte que plusieurs créatures se retrouvaient à l’intérieur. Mes amis ne s’en offusquaient pas le moins du monde, même lorsqu’une importante colonne de fourmis s’est mise a monter sur le mur de la salle de séjour…

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 18mm, 1/30 à f/2.8, ISO 2500



Comme au Costa Rica, les geckos courraient sur les murs dès le coucher du soleil.

Olympus E-M1 Mark II, 40-150 à 150mm, 1/100 à f/9.0, ISO 800, flash



Le premier voyage a été marqué par mon meilleur safari. En saison sèche, le Pilanesberg se pare des teintes jaunes de l’herbe sèche.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 40mm, 1/800 à f/9.0, ISO 400



Le point d’eau le plus important du parc était le lac/barrage du Mankwe.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 12mm, 1/200 à f/9.0, ISO 200



Un des premiers gros gibiers que j’ai photographiés en Afrique, ce zèbre de Burchells semble me sourire…

Canon 7D, 100-400 à 220mm, 1/400 à f/8.0, ISO 320



Cette girafe était tellement bien camouflée avec sa robe tachetée que nous ne l’avons vu qu’au dernier moment!

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 34mm, 1/1000 à f/7.1, ISO 400



Les éléphants ont été l’un des clous du voyage.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 40mm, 1/640 à f/7.1, ISO 400



Il faut être tout près de ces animaux pour apprécier leur taille gigantesque.

Canon 7D, 100-400 à 330mm, 1/500 à f/9.0, ISO 640



Sortir de l’auto n’est permis qu’à quelques endroits dans le parc, mais même là, il faut user de prudence et bien regarder avant d’ouvrir la portière…

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 38mm, 1/200 à f/4.0, ISO 200



Derrière cet hippopotame on peut voir la passerelle et l’espace couvert et protégé d’où on pouvait admirer la faune locale en relative sécurité.

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/400 à f/10, ISO 320



En arrivant sur la passerelle, le premier sujet qui s’est présenté a été cette hirondelle qui s’est gonflé la poitrine avant de s’envoller.

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/250 à f/8.0, ISO 320



Certains oiseaux plus petits étaient très colorés. Celui-ci a été photographié à ma seconde visite.

Olympus E-M1 Mark II, 300mm et 1.4x, 1/500 à f/7.1, ISO 400



Cormorans et tortues s’empilaient sur les branches émergées.

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/800 à f/8.0, ISO 320



Les Ibis sacrés sont communs partout dans le parc où il y a de l’eau.

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/500 à f/11, ISO 320



À l’autre bout du parc, un autre plan d’eau abritait cette colonie.

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/500 à f/11, ISO 320



Après avoir nettoyé son plumage pendant de longues minutes, cette Spatule Africaine m’a fait un sourire…

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/1250 à f/10, ISO 320



Si on a vu des lions, le « roi des animaux » était plutôt enclin à la paresse…

Canon 7D, 100-400 à 400mm, 1/320 à f/10, ISO 320



Durant mon second safari à Pilanesberg, les meilleures photos ont été celles des impalas.

Olympus E-M1 Mark II, 40-150mm et 1.4x, 1/400 à f/9.0, ISO 400



Les mâles impalas sont ornés de superbes cornes cannelées.

Olympus E-M1 Mark II, 300mm et 1.4x, 1/250 à f/5.6, ISO 400



Durant le second voyage, une visite à Sterkfontein; on peut voir ici l’entrée des grottes avec notre guide. La statue représente Robert Broom, paléontologue qui a étudié les fossiles que l’on trouve dans les grottes.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 14mm, 1/60 à f/4.0, ISO 800



Lors de notre visite, de fortes pluies avaient inondé une partie des cavernes, ce qui a tout de même donné des images intéressantes. Le stabilisateur de mon Olympus a prouvé sa valeur dans cet endroit sombre où l’utilisation d’un trépied était impossible.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 18mm, 0.5 sec à f/3.5, ISO 3200



Près de l’entrée des grottes, on trouve également un excellent musée où on peut même s’acheter des reproductions de fossiles trouvés dans la région. J’en ai ajouté deux à ma collection personnelle…

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 40mm, 1/25 à f/4.5, ISO 800



Une autre semaine, nous avons visité le cratère d’impact Tswaing.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 12mm, 1/100 à f/8.0, ISO 200, photos assemblées en panoramique



Même au fond du cratère, on peut bien voir la crête qui marque le pourtour du cratère.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 12mm, 1/125 à f/8.0, ISO 200, photos assemblées en panoramique



En tant que membre de la communauté scientifique d’Afrique du Sud, John connait une foule de sommités internationales. À travers lui, j’ai eu la chance d’en rencontrer quelques-uns, dont le géologue Maarten de Wit (qui nous a quittés en 2020) et Conrad Labandeira, curateur des arthropodes fossiles du Smithsonian. Ici, on voit John en grande conversation avec son ami Francis Thackeray, paléoanthropologue qui a fait de nombreux travaux à Sterkfontein.

Olympus E-M1 Mark II, 300mm, 1/125 à f/4.0, ISO 1600



À la fin de ma seconde visite, John a sorti des « restes » de roches qui étaient entreposées au fond de sa cour. Nous avons cherché des fossiles d’insectes.

Olympus E-M1 Mark II, 12-40 à 14mm, 1/60 à f/3.2, ISO 200



Quelques heures avant de quitter pour le retour, j’ai finalement trouvé ce fossile d’insecte. John n’en avait jamais vu un semblable. Si c’est bel et bien une nouvelle espèce, elle pourrait être nommée en mon nom…

Canon 7D, 100mm macro, 1/60 à f/16, ISO 320, flash

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