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OUPS! J’AI OUBLIÉ LE TRÉPIED...

il y a 5 minutes
4 min de lecture

C’est bien connu, j’aime bien mon ami à trois pattes. Il m’aide à mieux composer mes images tout en assurant leur netteté à toutes les vitesses d’exposition, peu importe la longueur focale utilisée. Mais il m’arrive parfois d’être si pressé de partir que j’en oublie des accessoires importants; j’ai déjà quitté la maison sans penser à prendre mon appareil, mais ça, c’est une autre histoire…


Récemment, je suis retourné aux Jardins de Métis pour une dernière fois de la saison. Et naturellement, j’ai oublié de prendre le trépied qui m’attendait juste à côté de la porte… Si ça vous arrive, pas de panique, on peut toujours se débrouiller en suivant quelques règles de base.


Première règle, évitez d’utiliser des vitesses d’exposition trop basses pour être maintenues à main levée. Avec les appareils modernes, on peut facilement compenser en augmentant l’ISO, suffit de bien connaître les limites de votre appareil. De nos jours, la plupart des photographes se contentent de regarder leurs photos sur des écrans, qui sont beaucoup plus tolérants des hauts ISO. Par contre, si on a l’intention d’imprimer les photos vaut mieux limiter la sensibilité au risque de voir plus de grains dans les tirages, surtout à grande échelle.


Choisissez le mode de mise au point en continu plutôt que ponctuel. Combiné avec le choix d’un point de focus précis centré sur le sujet, le focus continu maintient le sujet net malgré les légers mouvements du photographe. 


Autant que possible, favorisez les focales plus courtes qui seront plus faciles à tenir à la main. Un objectif plus court sera également plus léger, donc plus facile à tenir, avec un champ de vision plus tolérant des légers mouvements du photographe.


Stabilisez-vous le plus possible. On peut parfois tirer avantage de l’environnement pour trouver un support quelconque, comme un rocher ou un tronc d’arbre. Si le sujet est assez bas, on peut utiliser un sac à dos comme support, ou mettre un coude au sol, ou même s’asseoir et appuyer les coudes sur ses genoux pour plus de stabilité. Sans oublier que les appareils modernes, comme mes Olympus, sont souvent dotés de modes de stabilisation très efficaces.


Multipliez vos prises de vues. Non seulement certaines images risquent d’être floues malgré tous vos efforts pour être stable, mais la composition peut également connaître quelques ratés, comme un élément important qu’on a coupé ou quelque chose d’incongru qui s’invite dans l’image. Comme mentionné dans un blogue précédent, on peut même passer au mode en rafale pour augmenter ses chances d’obtenir une bonne image, quitte à effacer un certain nombre de photos une fois de retour à la maison…


Apprenez à bien tenir votre appareil lorsque vous travaillez à main levée. Gardez les coudes près du corps, avec la main gauche sous l’objectif, la main droite se chargeant de l’appareil. Contrôlez votre respiration, comme les chasseurs doivent le faire lorsqu’ils tirent à la carabine. On prend quelques inspirations et on retient son souffle avant de déclencher. Avec un peu de pratique, prise en main et respiration deviennent seconde nature.


Même si j’aime toujours mon trépied, j’avoue ne pas le traîner aussi souvent qu’il y a quelques années. Le poids des années se combinent au poids du trépied, même s’il est en fibre de carbone. En plus, mon style de photographies a changé avec le temps; je fais beaucoup de photos en randonnées ou en kayak, et mes photos servent à illustrer mon blogue et ma page Facebook plutôt que des livres imprimés. Mais il y a encore bien des occasions où mon ami à trois pattes vient prendre l’air avec moi…

LES PHOTOS




Un objectif assez court combiné au système de stabilisation performant de mon appareil ont permis de faire une photo nette même sans trépied.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/50 à f/8.0, ISO 400



Travaillant à ras du sol, il est possible d’utiliser un objet comme le sac d’équipement comme support pour aider à se stabiliser.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 97mm, 1/40 à f/5.6, ISO 400



Faites attention à l’angle de prise de vue pour que toutes les portions importantes de l’image demeurent dans la zone de profondeur de champ. 

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/100 à f/7.1, ISO 400



En gardant le dos de la caméra parallèle au sujet, tout demeure net.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/125 à f/10, ISO 400


Un autre bon exemple où l’angle de prise de vue doit demeurer parallèle au sujet pour que les parties importantes demeurent bien nettes.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/60 à f/7.1, ISO 400



Avec beaucoup de lumière, on peut facilement augmenter la vitesse et travailler à main levée en toute confiance.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 150mm, 1/800 à f/5.6, ISO 400



Haute de plus d’un mètre, cette fleur éclairée en contre-jour demandait l’usage d’une focale plus longue pour l’isoler du fond, mais la lumière a permis de monter la vitesse d’exposition.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 à 150mm, 1/100 à f/8.0, ISO 400



Les tournesols étaient très hauts, de sorte qu’il fallait travailler avec la caméra à bout de bras, en inclinant l’écran LCD pour viser de façon approximative. Mais comme on le voit sur cette image, le résultat n’est pas toujours parfait. Le haut de la fleur est flou. 

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/1600 à f/4, ISO 400



Le problème de la photo précédente était l’ouverture trop ouverte. En diminuant la vitesse pour augmenter l’ouverture, la profondeur de champ a augmenté. En multipliant le nombre de prises de vues, j’ai étalement augmenté mes chances d’obtenir une bonne image dans le lot. 

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/500 à f/8.0, ISO 400



Et si un bourdon ajoute de l’intérêt, un groupe de bourdons l’augmente encore plus...

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/500 à f/8.0, ISO 400



Cette fleur n’était pas aussi haute que ses grandes sœurs, j’en ai donc profité pour obtenir une composition légèrement différente.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/320 à f/8.0, ISO 400


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