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OUPS, J’AI OUBLIÉ MA CAMÉRA...

il y a 11 minutes
5 min de lecture

Le mois dernier je suis parti en oubliant le trépied près de la porte. J’ai fait pire… Récemment, j’ai fait trois heures de route pour faire de la photo au sentier Ernest-Laforce du Parc de la Gaspésie. En arrivant au parc, j’ai ouvert mon sac à dos pour me rendre compte que la caméra était demeurée sur la table de la salle à manger…


Bon, ce n’est pas la première fois que je vais au Parc de la Gaspésie, et j’ai déjà beaucoup de photos en boite de ce même sentier. L’idée de base était de faire de la randonnée… Donc… On vide le sac des objectifs, on garde le lunch, l’eau et le jus, et on se débrouille avec ce que l’on a toujours en poche : le téléphone…


J’ai étudié en photographie. J’ai fait des conférences, donné des formations privées et de groupe sur la façon d’utiliser les appareils. J’ai vendu de l’équipement photo, dont une bonne partie était composé d’appareils compacts, jusqu’à l’avènement des téléphones cellulaires intelligents que les amateurs ont commencés à utiliser pour faire leurs photos de tous les jours. Ce dernier évènement est en grande partie responsable des difficultés de l’industrie photographique à travers le monde. Les manufacturiers tiraient une bonne partie de leurs revenus de la vente des appareils compacts qui ont pratiquement disparu du marché. Des sites comme DpReview testent maintenant les performances des derniers iPhone…


Au cours des années, j’ai utilisé un certain nombre de téléphones intelligents. Certains aspects me sont importants, comme les applications de cartes qui ont remplacé mon GPS, l’application de musique, qui suit plusieurs générations de lecteurs de cassettes ou de CD (et même un iPod que j’ai détesté...), et celle qui permet de prendre des notes (dont ma liste d’épicerie), avec la possibilité de me connecter à l’internet partout où je trouve un réseau, sans oublier une foule d’applications qui m’aident à prévoir les conditions d’astrophotographie (et la météo du lendemain), les chances d’aurores boréales, les passages de la Station Spatiale Internationale, le contrôle de mon drone, le contrôle de mon Olympus à distance, une application pour identifier les plantes, une autre pour les chants d’oiseaux, etc, etc, etc.... Par contre, la caméra de mes appareils est toujours demeurée sous-utilisée. Je fais parfois des photos de recettes dans des magazines, des photos de produits qui pourraient m’intéresser dans une boutique, ou quelques images sans importance. Mais jamais, au Grand Jamais, je n’ai considéré que mon téléphone puisse prendre la place de mes appareils photos.


Et pourtant…


Les appareils photos incorporés aux téléphones ont grandement évolué depuis leur apparition. Leurs objectifs sont  plus performants, et certains ont même des zooms optiques plutôt que numériques. La résolution est telle qu’on peut tirer des agrandissements de dimension assez impressionnante. Si les écrans sont toujours moins faciles à utiliser que les viseurs de mes appareils photo, ils sont un peu plus visibles en plein soleil qu’il y a quelques années. On retrouve également plus de contrôles pour tirer des images à notre goût. Ainsi mon téléphone actuel a un mode « Pro » qui permet de contrôler la mise au point, la balance des blancs, la vitesse d’exposition, l’ISO, et compenser l’exposition en plus ou en moins. Un mode « Plus » permet d’utiliser des filtres de couleur, travailler en « vision nocturne » , faire des panoramas, faire des autoportraits de groupe, en plus de quelques autres fonctions qui demeurent mystérieuses… Son format standard est en 4/3, semblable à mes Olympus, mais je peux également choisir un mode 16/9 qui remplit l’écran du téléphone.  


Les téléphones intelligents d’aujourd’hui sont devenus tellement sophistiqués qu’il faut prendre le temps de les maîtriser, au même titre que nos appareils photo. En accord avec la tendance actuelle, le manuel d’instructions qui les accompagne se limite généralement à quelques platitudes sans intérêt qui sont là plus pour des raisons légales que pratiques, comme l’avertissement de ne pas charger son téléphone sous la pluie… Pour aller plus loin, il faut faire un tour sur l’internet, soit sur le site du manufacturier, ou simplement en faisant des recherches avec des mots clé. Et il faut également pratiquer si on espère tirer le maximum de l’appareil. Les astronautes de la dernière mission Artemis ont fait des photos de la Lune avec leur iPhone, même s’ils étaient également équipés d’appareils numériques reflex Nikon et d’une panoplie d’objectifs. Ironiquement, ils n’avaient pas de réseau pour utiliser la raison d’être primordiale de tout téléphone… 


Il y a toujours de ces moments où nos appareils photos ne sont pas à portée de main. Mais le téléphone est généralement toujours là, prêt à faire ou recevoir des appels et à faire la photo impromptue qui se présente au mauvais moment… Ou à remplacer l’appareil photo oublié sur la table de la salle à manger… Comme dirait l’autre, il faut vivre avec son temps...


LES PHOTOS


Toutes les photos ont été réalisées en laissant le téléphone en mode automatique, souvent en ajustant la luminosité de l’image. Le 4 mm de longueur focale est équivalent à un 28mm sur un appareil plein cadre; ça donne également une idée de la dimension du capteur. 



Les montagnes du sentier Ernest-Laforce font la beauté du site.

Moto g 5G, 4 mm, 1/1150 à f/1.8, ISO100



La partie la plus basse du sentier est plutôt boisée; en cette fin septembre, les couleurs d’automne étaient bien développées.

Moto g 5G, 4 mm, 1/400 à f/1.8, ISO100

 


Si j’ai tendance à faire mes photos à l’horizontale, à quelques reprises j’ai suivi la tendance actuelle des photos verticales…

Moto g 5G, 4 mm, 1/640 à f/1.8, ISO100



Le sentier est bien tracé et relativement plat.

Moto g 5G, 4 mm, 1/2200 à f/1.8, ISO101



Les montagnes à perte de vue sont plus visibles lorsque l’on monte assez haut dans le sentier. 

Moto g 5G, 4 mm, 1/2000 à f/1.8, ISO100



Près du sommet, on se retrouve au dessus de la forêt…

Moto g 5G, 4 mm, 1/900 à f/1.8, ISO100



Les arbres qui restent demeurent nains et tordus par le vent et les conditions d’un environnement difficile.

Moto g 5G, 4 mm, 1/750 à f/1.8, ISO100



Sentier de retour, juste sous le sommet. Les deux randonneurs dans l’image fournissent une bonne idée de la grandeur du paysage.

Moto g 5G, 4 mm, 1/620 à f/1.8, ISO100



Quelques semaines plus tôt, j’ai photographié la brume et deux rochers couverts de goélands sur le Grand Lac Touladi du Parc du Lac Témiscouata.

Moto g 5G, 4 mm, 1/800 à f/1.8, ISO100



Après mon expérience du Parc de la Gaspésie, j’ai finalement décidé de mieux connaître mon téléphone. Même si je portais mon appareil, j’ai fait quelques photos avec le téléphone durant ma dernière randonnée.

Moto g 5G, 4 mm, 1/640 à f/1.8, ISO100



Même dans des conditions de luminosité difficiles, le téléphone a réussi à donner des images très acceptables.

Moto g 5G, 4 mm, 1/60 à f/1.8, ISO163


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