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LA PARESSE…

La paresse guette tous les photographes, du débutant au professionnel. Elle prend plusieurs visages qu’il est bon d’identifier pour mieux les combattre. Par exemple…


Je travaille présentement à faire une série de photographies des plantes à fleurs du Parc du Bic. Durant mes randonnées, mon appareil est généralement équipé de la 12-40 mm, une excellente optique, très polyvalente, capable de faire du paysage et de la macro avec autant de facilité. La flexibilité de cet objectif peut facilement entraîner une forme de paresse lorsque se présente l’opportunité de photographier une fleur. Elle est capable de faire d’excellentes photos, mais est-elle la seule option possible? Une focale plus longue pourrait mieux isoler le sujet, alors qu’un plus grand angle pourrait la placer dans son environnement. Ces options ont été discutées dans mes deux derniers blogues. Il faut donc user de jugement et connaître les forces et faiblesses des différentes longueurs focales. Le grand angle peut mettre le sujet dans son environnement, mais si on veut isoler la fleur d’un fond trop encombré il vaut mieux reculer et utiliser la plus longue optique possible. Mais par-dessus tout, il ne faut pas faire montre de paresse, et prendre la peine de déposer son sac, changer d’optique, et reprendre la photo avec un objectif différent.


Une autre forme de paresse concerne la position prise par les photographes lors de la prise de vue. Trop souvent, certains ont tendance à photographier en se tenant simplement debout. Ils font du paysage debout, du portrait debout, les oiseaux debout, de la macro debout… N’hésitez pas à descendre, ou même à monter, si c’est nécessaire pour obtenir un meilleur angle de prise de vue. On a souvent intérêt à photographier les sujets près du sol en s’abaissant à leur niveau; les petits oiseaux de plage se détachent alors du fond, les plantes sont vues d’un meilleur angle, les petits enfants ne sont pas aplatis dans le plancher… Les fleurs qui m’intéressent présentement peuvent être photographiées de haut en bas, mais aussi plus traditionnellement avec un angle horizontal, devant leur arrière-plan. Mais certaines fleurs peuvent également être photographiées de bas en haut, avec l’appareil appuyé au sol. Un des photographes que j’ai suivi pendant des années, John Shaw, est même déjà allé jusqu’à creuser sous une toile d’araignée pour pouvoir y glisser son appareil et ainsi faire un cliché en contre-plongée…


Les photographes ont également tendance à faire une photo avec une ouverture donnée, sans prendre le temps de tenter plusieurs images avec des profondeurs de champ différentes. À l’époque de l’argentique, on pouvait dire que la pellicule coûtait cher et que le nombre de clichés sur une bobine était limité; ces excuses ne tiennent plus à l’ère du numérique. La même chose peut être dite au sujet des compositions. La première image est bonne? La suivante sera peut-être meilleure… Serrez plus, tournez autour du sujet, jouez avec la lumière, tentez une photo au flash; les options pour faire des images différentes sont souvent nombreuses. Ne soyez pas paresseux, on peut toujours faire mieux…


Une partie de notre paresse peut s’expliquer par un désir de passer à autre chose. On a réalisé une dizaine de photos, il faudrait peut-être continuer la randonnée. C’est bien, et ça garde en forme, mais il faut quand même s’assurer d’avoir enregistré une vraie bonne photo sur la carte…


LES PHOTOS

La 12-40 était sur l’appareil, pourquoi ne pas l’utiliser pour photographier cette fleur de fraise des bois? Par contre, même à 40 mm, le fond est trop visible, la fleur mal isolée.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40 mm. 1/80 à f/5.0, ISO 320


Par contre, la 40-150 munie du convertisseur 1.4x donne un meilleur champ de vision et isole la fleur, surtout avec une ouverture de f/4.0.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4x à 170 mm. 1/100 à f/4.0, ISO 320


La 12-40 réglée à 25 mm a donné une excellente photo de ce groupe de Quatre-Temps.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 25 mm. 1/80 à f/11, ISO 400


Par contre, le téléobjectif était idéal pour aller chercher une seule fleur.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4 x à 200 mm. 1/80 à f/9.0, ISO 400


L’angle de prise de vue du téléobjectif était idéal pour photographier cette Corallorhize maculée, une espèce d’orchidée minuscule. L’objectif a été choisi d’avance, en fonction de son champ de vision étroit.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4 x à 210 mm. 1/30 à f/5.6, ISO 400


La même chose s’applique pour ce Laiteron des Champs.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4 x à 175 mm. 1/500 à f/4.5, ISO 400


Dans le cas de ces myosotis, j’ai poussé l’effet recherché au maximum en utilisant la 300 mm et le convertisseur 1.4x.

Olympus E-M1 Mark III, 300 et 1.4 x (420 mm). 1/125 à f/8.0, ISO 320


Cette espèce d’iris pousse près de la mer. Cette image est l’angle « classique » utilisé normalement pour photographier les fleurs.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4 x à 210 mm. 1/100 à f/8.0, ISO 400


Mais en cherchant un peu, j’ai trouvé un angle un peu différent, mais tout aussi intéressant.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4 x à 210 mm. 1/200 à f/5.6, ISO 400


Cette fleur, photographiée durant un de mes voyages en Afrique du Sud, donne un bon exemple de photographie en contre-plongée.

Olympus E-M1 Mark II, 60 mm macro. 1/1250 à f/6.3, ISO 800


Ces fleurs d’actée rouge poussent le long d’un sentier forestier. Cette image est bonne, on voit le genre d’environnement, mais les petites fleurs se détachent mal du fond.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40 mm. 1/80 à f/5.6, ISO 400


En cherchant un peu plus, j’ai trouvé un autre spécimen que j’ai placé devant un fond plus sombre, ce qui permet de mieux voir les fleurs.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4 x à 210 mm. 1/25 à f/8.0, ISO 800


Les mertensie maritime poussent le long des plages, près de la mer. Elles possèdent de très petites fleurs. Le téléphoto a donné une composition acceptable.

Olympus E-M1 Mark III, 40-150 et 1.4 x à 210 mm. 1/40 à f/8.0, ISO 320


La 60 mm macro a fait un meilleur travail, en se rapprochant un peu plus et en ayant une meilleure résolution en macro.

Olympus E-M1 Mark II, 60 mm macro. 1/60 à f/11, ISO 400







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