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LE RENDEZ-VOUS DES AIGLES

Un de mes voyages aux États-Unis s’est fait en auto avec un ami photographe passionné par les oiseaux. Dans ses recherches de sites intéressants, il est tombé sur le barrage hydroélectrique de Conowingo Dam, sur la rivière Susquehanna au Maryland. Situé entre Washington et Philadelphie, le site est bien connu des ornithologues pour être un point de rassemblement pour l’emblème américain : l’Aigle à Tête Blanche. Après leur saison de reproduction, ils sont nombreux à se rassembler autour du barrage, de novembre à janvier.


De Montréal, il faut compter un peu plus de huit heures de route, en suivant l’autoroute I-87 et I-95. Plusieurs hôtels sont disponibles à quelques minutes du barrage. Nous avons séjourné au Super 8 local. On est arrivé après le coucher du soleil. Après le déjeuner, on s’est rendu au barrage pour la première de trois journées de photographie. Les matins étaient plutôt brumeux, mais le ciel se dégageait en après-midi, nous donnant une variété de lumière pour la photographie. Si novembre au Québec est synonyme de temps froid et de grisaille, la température est beaucoup plus clémente au niveau de Washington; les couleurs d’automne paraient toujours les feuillus et un polar léger était amplement suffisant pour nous garder confortables.


Connus également sous le nom de Pygargue à Tête Blanche, les aigles se rassemblent autour du barrage de Conowingo pour se nourrir des poissons qu’ils capturent à la base de celui-ci. On ne parle pas ici d’un ou deux oiseaux isolés; à un moment, j’ai compté pas moins d’une cinquantaine d’aigles perchés dans les arbres ou sur les rochers d’une île au milieu de la rivière.


Un large stationnement a été installé au-dessus de la rivière et un escalier mène à un site aménagé spécialement pour les visiteurs et les photographes. Muni d’une clôture sécuritaire, le site comporte également une large bande bétonnée où l’on peut s’assoir en attendant que l’action reprenne. Et l’action repend en effet de façon régulière. Les visiteurs passent le temps en conversations, mais il y a toujours quelques paires d’yeux qui scrutent le ciel. À tout moment, on peut entendre un guetteur qui lance un  « Right Side! » pour indiquer dans quelle direction regarder pour voir venir un autre aigle en vol. Souvent, l’aigle en question ne fait que passer. Mais à plusieurs occasions, l’oiseau suit un agenda différent : il a repéré un poisson juste sous la surface et il plonge, pieds devant, pour attraper sa proie avant de se trouver une perche ou entreprendre son repas. Même si j’ai été déçu de mes photos de captures, j’ai tout de même réalisé d’excellentes images durant les trois jours qu’aura duré notre visite.


Je travaillais toujours avec des boitiers Canon. Pour l’occasion, j’avais également loué une 800mm, un monstre énorme et lourd; fort heureusement, nous n’avions pas à marcher longtemps et une fois installés la bête demeurait sur le trépied. Un autre appareil était muni d’une 100-400 pour les prises de vues plus rapprochées à main levée.


Avec une table aussi bien garnie, les aigles ne sont pas seuls à être attirés sur les lieux. Plusieurs espèces de goélands et de mouettes virevoltent au-dessus de l’eau pour se nourrir du menu fretin. Mais à quelques occasions, j’en ai vu qui avaient les yeux plus grands que la panse en s’attaquant à des proies beaucoup trop grosses pour leurs capacités.


La couleur emblématique des pygargues, avec la tête et la queue blanche, ne se retrouve que chez les individus qui ont atteint leur maturité, autour de 4 ou 5 ans. Les oiseaux plus jeunes sont uniformément bruns plus ou moins tachetés de blanc. Si les mâles et les femelles sont de la même couleur, ces dernières sont 25% plus grandes que leurs compagnons, une forme de dimorphisme que l’on voit souvent chez les oiseaux de proie.


D’autres oiseaux que nous avons vus fréquemment incluent les hérons et les cormorans. Plus surprenants pour les visiteurs canadiens, des urubus à tête noire se tenaient dans les arbres longeant la rivière, préférant s’en prendre aux poissons morts, tués par les pales du barrage hydroélectrique ou les restes laissés par les aigles. Avec le réchauffement climatique, il ne serait pas surprenant que ces oiseaux suivent l’exemple de leurs cousins à tête rouge et en viennent à habiter au Québec.



LES PHOTOS


Le barrage de Conowingo, c’est le rendez-vous des longues focales…

Canon 7D, 17-40 à 17mm, 1/200 à f/11, ISO 320

 


Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par quelques vautours noirs qui se tenaient à quelques mètres à peine. Habitués au va et viens des photographes, ils ne se souciaient pas de notre présence.

Canon 6D, 800mm, 1/80 à f/11, ISO 1250

 


Plusieurs aigles étaient également perchés dans les arbres autour du stationnement, entre deux repas de sushi…

Canon 7D, 800mm et 1.4x, 1/200 à f/11, ISO 640

 



Les matins brumeux ont donné un effet de ciel blanc qui n’est pas désagréable avec ces oiseaux de teinte foncée.

Canon 7D, 800mm, 1/1000 à f/8.0, ISO 800

 


En après-midi, le ciel s’est dégagé les deux premiers jours, permettant des photos sur ciel bleu.

Canon 7D, 800mm, 1/1000 à f/13, ISO 640

 


J’ai été déçu de mes photos de captures. La plupart sont comme celle-ci, avec l’oiseau vu de dos, ou pris de trop loin pour vraiment se démarquer.

Canon 7D, 800mm, 1/1000 à f/10, ISO 640

 


Par contre, j’ai photographié plusieurs oiseaux qui volaient vers les arbres avec leur prise.

Canon 6D, 100-400 à 400mm, 1/1600 à f/10, ISO 1250

 


Ce juvénile sait comment attraper son diner sans l’aide de ses parents…

Canon 6D, 800mm, 1/1600 à f/10, ISO 1250

 


Évidemment, les aigles ne sont pas les seuls pêcheurs à fréquenter les abords du barrage. Les hérons sont chose courante.

Canon 6D, 800mm, 1/1000 à f/8.0, ISO 2500

 


Habitués à la présence humaine, les hérons ne sont pas timides. Celui-ci est venu se poser à quelques mètres de la passerelle.

Canon 6D, 800mm, 1/1600 à f/10, ISO 2500

 


Un autre pêcheur, ce cormoran a eu un peu de difficulté à avaler sa prise; il a dû se reprendre à quelques reprises avant de réussir…

Canon 6D, 800mm, 1/1000 à f/8.0, ISO 2500

 


Ces goélands à bec cerclés ont tenté d’attraper un poisson aussi gros qu’eux… à moins que ce soit le poisson qui ait tenté d’attraper les oiseaux…

Canon 6D, 800mm, 1/1600 à f/10, ISO 2500

 


Une espèce que je n’ai jamais eu l’occasion de photographier chez nous, la mouette de Bonaparte.

Canon 6D, 800mm, 1/1600 à f/9.0, ISO 1250

 


C’est également ici que j’ai photographié cette scène amusante; même avec le meilleur des appareils, on peut parfois se rabattre sur son téléphone pour faire un ou deux clichés…

Canon 7D, 17-40 à 40mm, 1/400 à f/8.0, ISO 640

 

 

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