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PHOTOGRAPHIER SANS TRÉPIED

Rien ne remplace un bon trépied; avec lui on peut travailler à n’importe quelle vitesse d’exposition, en autant que le sujet soit immobile. Par contre beaucoup de photographes les détestent : trop gros, trop lourds, trop encombrants, trop long à installer. Avec des sujets très mobiles, ils sont parfois pratiquement inutilisables. On peut très bien photographier sans trépieds, il faut toutefois suivre quelques règles de base et parfois faire appel à de vieux trucs du métier…


Première règle à respecter : la vitesse d’exposition ne doit pas être trop lente. A l’époque de l’argentique (ça trahi mon âge…), la règle de base était de garder la vitesse d’exposition équivalente à la longueur focale ou plus. Donc, avec un 300mm on utilisait une vitesse de 1/320. Par contre, la technologie a évolué et les choses ont bien changé, à commencer par la taille des capteurs. La vieille règle s’appliquait avec des appareils 35mm, donc l’équivalent des appareils pleins cadres d’aujourd’hui. Avec un APS-C il faut multiplier la longueur focale par un facteur de 1.5 (ou 1.6 pour Canon), de sorte que le 300mm équivaut à 450; la vitesse à utiliser serait alors de 1/500. Mais encore une fois, la technologie vient mettre son grain de sel dans la théorie. La plupart des appareils photo modernes sont équipés de stabilisateurs qui permettent de baisser la vitesse d’exposition par 2, 3, ou jusqu’à 5 stops. Avec notre équivalent 450mm la vitesse serait donc : 1/500, 1/250, 1/125, 1/60, 1/30… en théorie… C’est que tous les photographes ne sont pas créés égaux et certains sont moins stables que d’autres… Il faut connaître ses limites; le mieux est de faire quelques tests sur un sujet statique (mur de briques, tronc d’arbre, etc.) et de vérifier jusqu’à quel point on peut descendre la vitesse tout en maintenant une qualité d’image acceptable.


Viennent ensuite les vieux trucs du métier. La photographie avec un long téléphoto a beaucoup de points en commun avec le tir à la carabine : il faut la bonne posture et un bon contrôle de sa respiration pour toucher sa cible. Examinons quelques exemples en photo.

La position classique de l’amateur et le pire choix possible. La main gauche est sur le côté de l’objectif et les coudes sont séparés du corps; le photographe n’a aucune stabilité et son objectif risque de se promener dans toutes les directions.

La bonne place pour la main gauche est sous le baril de l’objectif pour mieux le supporter, ce qui laisse la main droite libre pour tenir l’appareil et déclencher. Les coudes sont collés le long du corps. En écartant légèrement les jambes on obtient le plus de stabilité possible si on doit photographier à main libre et debout.

A une époque, certains photographes utilisaient une corde attachée à l’appareil (souvent à un boulon vissé dans la prise de trépied) munie d’une boucle qu’ils se passaient autour du pied. En tirant vers le haut cette technique donne une certaine stabilité. On peut aujourd’hui se servir de la courroie de l’appareil pour faire quelque chose de similaire. Par contre, les courroies étant trop courtes, il faut utiliser l’écran de l’appareil pour faire la visée.


Une variante de la même technique propose de tirer l’appareil vers le bas; en tirant sur la courroie on élimine certains des mouvements latéraux.

Et encore une autre variation : en passant la courroie sous le pied et en mettant un genou à terre on augmente sa stabilité. On peut également se contenter de mettre le coude sur le genou.

Finalement, on peut facilement mettre à profit tout objet de notre environnement pour se stabiliser. On peut s’appuyer sur un objet solide; j’ai déjà réalisé une image de 4 secondes d’exposition en tenant l’appareil bien appuyé sur une colonne dans un musée. Si aucun objet n’est disponible, on peut également utiliser son sac d’équipement sur lequel on appuie l’appareil pour être le plus stable possible.


Travailler sans trépied peut être libérateur, surtout si on part en longue randonnée, mais n’oubliez jamais que toutes ces techniques ne remplacerons jamais un bon ami à trois pattes…

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