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PLUS QUE LA MACRO: MICROPHOTO

Ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime la macro, mais seulement quelques-uns savent que je suis tout aussi actif au niveau de la microphotographie, à savoir la photographie au microscope.

Avouons-le, c’est un domaine plutôt spécialisé! Il faut d’abord avoir un microscope (j’en ai eu jusqu’à dix!) et savoir ensuite comment l’utiliser. Ayant étudié en biologie, j’avais déjà les bases dès mon adolescence; les moyens de me payer un instrument de qualité sont venus beaucoup plus tard…


Contrairement à ce que pourraient penser les non-initiés, il est très facile de monter un appareil reflex sur un microscope. Il suffit d’utiliser un adaptateur qui se glisse sur le tube optique du microscope. L’appareil, sans objectif, est ensuite monté sur l’adaptateur; c’est le microscope qui devient en quelque sorte son objectif « super macro ».


Pourquoi le microscope? Pour découvrir et explorer un monde invisible qui ne cesse de surprendre et d’émerveiller. Quelques gouttes d’eau provenant d’une mare ou d’un ruisseau, ou encore un peu de vase récoltée en bord de mer ou du mucus gratté sur un caillou immergé, c’est tout ce qu’il faut pour passer tout un après-midi à découvrir des choses fascinantes! Au fil des années, j’ai également accumulé une collection de plusieurs milliers de spécimens sur lames montées, en plus de faire mes propres préparations; amplement de quoi me tenir occupé une fois l’hiver venu.


Beaucoup de sujets sont immobiles, et de ce fait assez faciles à photographier. Mais d’autres ont la fâcheuse manie de se déplacer, et ils le font souvent de façon rapide et imprévisible. Pour arrêter leurs mouvements, les microscopes modernes sont munis de flashs électroniques intégrés. Mes microscopes étant plus modestes j’ai dû improviser et m’adapter. Une plaque de plexiglas maintenue à 45° au-dessus de la source lumineuse permet de réfléchir la lumière d’un flash cobra placé à quelques centimètres tout en laissant passer la lumière du microscope pour permettre de faire la mise au point.

Ainsi équipé je peux photographier avec des grossissements allant de 30 à 1000x. Mes sujets de prédilection demeurent ceux qui sont liés à la nature : algues microscopiques, micro-organismes, portions d’insectes, plumes et poils. Depuis quelques années, le fruit de mes efforts est publié dans un magazine électronique basé en Angleterre : Micscape. La microscopie en tant que loisir est beaucoup plus développée en Europe qu’en Amérique, au même titre que l’ornithologie ou l’astronomie amateur.


La majorité de mes microscopes ont été achetés d’occasion, nécessitant parfois un nettoyage en profondeur avant d’être à nouveau fonctionnels. Deux d’entre eux ont été modifiés en profondeur pour en faire des supports pour le focus stacking; l’un est utilisé avec des objectifs de microscopes, le second ne sert plus que de base pour photographier en macro avancée avec ma Laowa 25 Ultra Macro.

Deux de mes microscopes, les Wild de fabrication suisse, ont même fait du cinéma! Dans le film de science-fiction « X-Men, Days of Future Past » on peut voir l’acteur Peter Dinklage travailler à un microscope impressionnant. Il s’agit de MON Wild M40, un microscope inversé à contraste de phase et lumière polarisée. Mon fournisseur de l’époque (il a pris sa retraite lui aussi…) louait souvent de l’équipement de laboratoire à des productions télé et cinématographiques. On peut lire l’article sur le site de Micscape (http://www.microscopy-uk.org.uk/mag/artnov20/ca-Wild-M40.pdf ).


Je n’ai nullement l’intention de diminuer ma production de photos au microscope. En fait, je planifie le creusage d’une mare artificielle sur mon terrain actuel dans le but implicite d’augmenter le nombre de sujets qui seront à portée de main, tant macro que micro…


LES PHOTOS




Ma collection actuelle de microscopes.



Mon microscope principal, un Zeiss Standard, avec un reflex monté sur son adaptateur.



02 Microscope 2010093 : Un plus vieux Zeiss (des années ’50 ou ’60), a été modifié par l’ajout d’un rail de mise au point motorisé (StackShot de Cognisys). Il permet alors de faire des centaines d’images qui sont assemblées automatiquement par ordinateur.





Pour les grossissements moins importants, un autre microscope a été modifié. Il ne sert plus que de base pour un autre rail de mise au point. La Laowa Super Macro permet alors de faire des images entre 2,5 et environ 20x.


Ces Colpidiums ont été trouvés dans une simple goutte d’eau.

Canon 20D, 1/80 ISO 800, flash, 100x


Une algue Closterium dans un enchevêtrement de moisissure d’eau.

Canon 7D, 1/30 ISO 400, flash, 200x


Ces algues Desmide ont été photographiées en lumière polarisée.

Olympus E-M1 Mark II, 2,5 sec ISO 200, 200x


Les parties d’insectes peuvent également être fascinantes. Ici, le pied d’une mouche à chevreuil.

Canon 6D, 1/13 ISO 320, empilement de 6 images, 100x


J’aime bien cette image qui montre le pied d’un taon de côté.

Canon 6D, 1/50 ISO 640, empilement de 38 images, 100x


Patte d’araignée-loup avec microscope à contraste de phase.

Olympus E-M1 Mark II, 1/15 ISO 320, empilement de 6 images, 100x


Une autre patte d’araignée a été photographiée en lumière polarisée.

Olympus E-M1 Mark II, 1sec ISO 400, empilement de 2 images, 100x


Certaines images au microscope prennent des allures d’œuvre d’art abstrait… Aile de taon en lumière polarisée.

Canon 6D, 1,6 sec ISO 320, empilement de 5 images, 100x


Cette image a demandé beaucoup de travail de précision. J’ai disséqué l’œil d’un taon avant d’en faire un montage permanent. Je suis assez fier du résultat qui montre les facettes des yeux d’insectes.

Olympus E-M1 Mark II, 1/13 ISO 320, 200x


Sorti de ma collection de lames montées commercialement. Cellules de prêle.

Olympus E-M1 Mark II, 1/15 ISO 400, 100x


Un autre spécimen monté commercialement. Sporanges de fougère.

Canon 7D, 1/10 ISO 160, 100x


La graine d’un pissenlit a été photographiée avec un de mes microscopes modifiés pour faire du stacking. Même les sujets en apparence anodins peuvent fournir des images surprenantes.

Canon 6D, 1/6 ISO 640, empilement de 20 images, 30x




Peter Dinklage : Dans le film «X-Men : Days of Future Past », on peut voir l’acteur Peter Dinklage travailler avec un de mes microscopes, le Wild M40 inversé.


Images utilisées selon la règle "Fair Use" tiré du film "X-Men: Days of Future Past", 2014.

Production: Marvel Entertainment, TSG Entertainment, Bad Hat Harry Productions, The Donners' Company. Distribué par la 20th Century Fox

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