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MACRO HIVERNALE

Il faut bien se l’avouer, la macro photographie est plus populaire en été, quand fleurs et insectes, sans compter le moindre brin d’herbe couvert de rosée, offrent une multitude de sujets potentiels. Mais pour qui sait braver les températures plus basses on trouve toujours des sujets de photos rapprochées, même au cœur de l’hiver.


Mais quel genre de sujets? Les papillons se font rares en hiver, mais les plantes sont toujours abondantes. Pensez aux aiguilles conifères, aux lichens sur les troncs d’arbres ou sur les pierres, aux feuilles sèches qui sont toujours sur les branches. Ajoutez une touche de verglas, quelques flocons de neige, ou du givre, et vous avez la recette pour des images magiques que la plupart des photographes ne pensent même pas à rechercher.


Récemment, lors d’une balade en ski de fond, je me suis arrêté le long d’une plage du Bic. Les rochers le long de la plage étaient couverts de glace. Après quelques images du paysage, je me suis attardé à regarder les rochers de plus près. J’y ai trouvé une multitude d’images en gros plan intéressantes. Par contre, il faut toujours garder en tête que la marée monte même en hiver…


Les amateurs de champignons ne sont pas en reste. Même si ceux qui poussent au sol sont hors de portée sous une bonne couche de neige, bon nombre d’espèces poussant sur les arbres sont toujours accessibles; certains d’entre eux sont aussi dur que le bois sur lequel ils poussent et durent pendant des années.


Les techniques de macro hivernale ne diffèrent que très peu de celles mises en œuvre durant la belle saison. Il faut toutefois se méfier de l’exposition qui peut être faussée par la présence de la neige; surveillez l’histogramme et surexposez au besoin pour éviter les images trop sombres.

Les trépieds peuvent s’avérer plus difficiles à utiliser; leurs pieds auront parfois tendance à s’enfoncer dans la neige. Il existe bien des « raquettes » que l’on peut fixer à leurs pieds, mais ils ne s’adaptent pas à tous les trépieds. Personnellement, je préfère taper la neige le plus possible avant de sortir le trépied. Dans d’autres circonstances, je laisse tomber le trépied pour travailler à main levée. En désespoir de cause, je peux aussi refermer légèrement les pattes et « planter » solidement le trépied dans la neige…


L’habillement du photographe a également son importance pour profiter de la saison froide: une bonne paire de pantalon isolé, ou au minimum étanche, permettra de s’agenouiller ou même de se coucher dans la neige pour être au niveau de son sujet. De bons gants sont importants; on peut porter des mitaines par grand froid et les remplacer par des gants au moment de la prise de vue. Certains porteront des gants plus minces à l’intérieur de leurs mitaines; il suffit alors de mettre les mitaines de côté le temps de faire la photo.


Finalement, pour ceux qui imaginent qu’il est impossible de faire de la photo d’insecte en hiver… Plusieurs espèces d’insectes se retrouvent sur la neige au début et à la fin de l’hiver, ou si vous préférez, à la fin de l’automne et au début du printemps. On voit régulièrement de petites mouches que les anglophones nomment des « dance flies »; elles « dansent » en volant de haut en bas pour attirer leurs partenaires. En fin d’hiver on voit souvent des nymphes de sauterelles sauter sur la neige par temps plus doux. Elles sont souvent accompagnées de chenilles toute velues. Mais la palme revient à une espèce de mouche qui est devenue aptère durant son évolution. Ces « snow crane flies » ne se trouvent qu’au cœur de l’hiver, en janvier/février. On les voit marcher sur la neige lorsque la température tourne autour de -5 à -10C; au-dessus du point de congélation elles risquent de mourir d’un coup de chaleur! Pompées d’antigel, elles bougent assez vite pour être difficile à photographier. J’en ai vu près de Drummondville et dans le Parc de La Mauricie. La dernière en lice a été photographiée dans le Parc du Bic durant une randonnée de ski de fond par -6C…


LES PHOTOS

Certaines feuilles de hêtre restent sur les arbres tout l’hiver, mais parfois elles tombent à un moment opportun. Avec le bon angle et la bonne lumière on peut se retrouver avec d’excellentes photos.

Canon 20D, 50mm macro, 1/125 à f/14, ISO 200



Vers la fin de l’hiver les aulnes commencent à faire leurs bourgeons. Avec un peu de givre les photos sont excellentes.

Canon AE-1, 100mm macro, tiré d’une diapo


Quelques cônes tombés au pied d’une épinette présentent une autre opportunité pour des photos macro hivernale.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 40mm, 1/25 à f/11, ISO 400


Au lendemain d’une chute de neige, j’ai trouvé ces lichens accrochés sur une clôture du Parc du Bic. La neige ajoute un élément différent à l’image.

Olympus E-M1 Mark III, 60mm macro, 0.8sec à f/16, ISO 200, focus stacking de 6 images


De tels lichens peuvent être photographiés en toutes saisons, pourquoi ne pas les rechercher en hiver, lorsque les autres sujets macro se font plus rares?

Olympus E-M1, 60mm macro, 1/15 à f/13, ISO 400



Le verglas peut causer beaucoup de problèmes, mais pour le photographe il peut au contraire offrir de belles opportunités.

Canon AE-1, 100mm macro, tiré d’une diapo


Au début de l’hiver plusieurs champignons se trouvent toujours au sol ou sur les souches. Recherchez-les au lendemain d’une chute de neige pour faire des photos différentes.

Canon AE-1, 100mm macro, tiré d’une diapo


Un rocher le long de la plage est recouvert de glace. Regardez bien et vous verrez des flocons de neige collés sur la glace!

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 28mm, 1/40 à f/8.0, ISO 400


Un autre exemple de rocher pris dans la glace.

Olympus E-M1 Mark III, 12-40 à 27mm, 1/80 à f/8.0, ISO 400


Et oui… on peut trouver des insectes même au cœur de l’hiver…

Olympus E-M1 Mark III, 60mm macro, 1/100 à f/11, ISO 640


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